08 avril 2008
Maman...
Ce cancer t'a emportée,
Et il a brisé,
Tes rêves les plus secrets,
Moi seule les connaissais...
Je le sais,
Tu étais pressée,
D'avoir des petits-enfants,
Tu me l'as dit si souvent...
A présent,
Je regrette tellement,
De ne pas t'avoir offert ce bonheur,
Cela me brise le coeur.
Tu voulais ce bébé,
Le cajôler, le caresser,
Tu aurais été la meilleure Mamie au monde,
Et par la faute de cette maladie immonde,
Cela ne pourra jamais arriver.
Le cancer a brisé tes espoirs,
Les miens sont à présent dérisoires,
Avoir un bébé,
Sans toi à mes côtés ?
J'ai peur,
Ce serait un malheur,
Je ne saurais pas assumer,
Sans ta présence de sécurité.
Gabriel,
Ce 24 mars, journée si cruelle,
Tu as perdu ta Mamie,
La plus chouette et la plus gentille...
Je m'excuse, mon futur enfant,
De t'avoir privé de ta grand-Maman,
J'aurais dû t'avoir plus rapidement,
C'est ma faute uniquement :(
29 mars 2008
Sans toi, Maman
Tu viens à peine de disparaître,
Que déjà le temps me paraît trop long.
Dans le mot MAMAN,
Il y a deux M,
Comme pour insister, je t'AIME, je t'AIME.
Il y a deux A,
Comme pour l'Amour et l'Affection,
Et il y a un N,
Comme ma HAINE contre ce cancer qui nous a séparéés.
Mais d'où est-il venu, ce cancer,
Qui a fait de ta vie un calvaire ?
Ta cinquante-troisième année a été un enfer,
L'amour que nous te portons n'a rien pu faire.
Nous t'avons vue souffrir,
Pleurer et gémir,
Tu as été opérée,
Cela n'a rien changé,
Tes nombreuses chimiothérapies,
T'ont juste affaiblie.
MAIS, fière et courageuse,
Tu as toujours espéré une issue heureuse,
Aucune douleur ne pouvait avoir raison,
De ta détermination.
Mais si cette maladie cruelle,
A emporté ton enveloppe charnelle,
Elle a épargné l'essentiel,
Ton âme, si pure et si belle.
Au revoir, ANITA,
A d'abnégation de soi,
N de naturelle,
I d'importance des autres,
T de tendresse
A d'amour.
19 janvier 2008
2008
Nouvelle année,
Je vais tirer un trait,
Sur ces textes dépassés,
J'ai souffert l'an dernier,
J'ai tant pleuré,
De janvier à la nouvelle année.
La vie ne m'a pas épargnée,
Mais maintenant, tout doit changer.
Je dois aller de l'avant,
Redevenir la Béné d'antan,
Celle qui passait à la télé,
Qui gagnait et qui s'amusait,
Qui VIVAIT !
Voilà ma bonne résolution,
Elle est en phase d'exécution,
J'ai des projets,
J'ai des idées,
Plein de choses à réaliser.
2008 sera mon année,
J'ai tant de choses à rattraper !
2007 a été un véritable naufrage,
A L'ABORDAGE,
POUR 365 JOURS SANS NUAGES !
09 décembre 2007
Sortez couverts !!

CA N'ARRIVE PAS QU'AUX AUTRES !
Parce qu'un instant peut vous priver d'une vie...
Parce qu'on peut tout partager, même la maladie...
Parce que s'aimer, c'est se protéger...
Parce que l'amour, c'est toujours, pas quelques jours...
Parce que la petite mort, ce n'est pas la mort...
Parce que demain, je veux vivre encore...
Parce que plaisir ne rime pas avec mourir...
Parce qu'un oubli transforme l'amoureux en martyr...
27 novembre 2007
Si l'amour était là...
La vie serait tellement plus belle,
Elle serait celle,
Que j'ai toujours voulue,
Et si longtemps attendue.
Je vois ce que disent,
Et ce qu'écrivent,
Mes amis amoureux,
C'est tellement merveilleux.
Pourquoi eux ?
Mais surtout pourquoi pas moi ?
Coeur en souffrance
Coeur brisé,
Malmené,
Epuisé,
Délaissé.
Coeur agonisant,
Mourant,
C'est le cas depuis un an,
Ca changera quand ?????????
16 novembre 2007
Il y a deux ans...
Il y a deux ans,
J'étais heureuse en ce moment,
Je sortais si souvent,
C'était génial, vraiment.
J'avais une vraie famille,
Et des amis,
Plein de gars et de filles,
Tellement gentils.
C'était le restaurant,
Les spectacles régulièrement,
Les anniversaires,
Les fêtes et la bière !
J'y repense avec mélancolie,
Je n'aurais jamais pu espérer une telle vie,
Et je l'avais,
C'était inespéré.
J'étais intégrée,
Dans une bande soudée,
Et surtout, heureuse,
Et amoureuse.
J'ai tiré un trait,
Sur ce passé,
Et depuis,
Je vis,
Une vie,
Qui me ressemble davantage,
Paisible et faite de nuages.
Quand vivrais-je à nouveau,
Des moments si beaux,
Que ceux que j'ai vécus avec toi, Bruno ?
11 novembre 2007
Maslow
Maslow,
Mon coco,
Ta pyramide,
Elle me les brise.
Tous tes besoins,
Que je fais miens,
Ne sont pas satisfaits,
Cela fait de moi une désespérée.
Besoin d'estime :
Minime.
Bafoué,
Par les recherches d'emploi sans succès.
Besoin de plaire,
Rendu amer,
Par un an,
Sans sentiments.
Besoin de reconnaissance,
Réduit à sa plus simple essence,
Je me sens une bonne à tout faire,
Et n'en suis vraiment pas fière.
Besoin d'amour,
Deux mots pour, N'IMPORTE QUOI Besoin d'amitié,
Je le croyais rencontré,
Mais il a été trahi,
Par des "amis".
Besoin d'avoir besoin,
Ca, c'est certain,
J'en suis loin...
Et,
Je le sais,
On ne peut satisfaire un besoin supérieur,
Sans que les inférieurs,
Ne soient rencontrés.
Comment pourrais-je désormais avancer ?
Maslow,
Mon coco,
N'aurais-tu pu inventer un carré,
Que l'on pourrait arpenter,
Descendre, remonter,
Au lieu de ce triangle bancal,
Aux étages duquel on cale,
Et qui empêche l'accomplissement total ?
Réflexion
Pendant toute ma vie, à l'exception des neuf mois de bonheur passés avec Bruno, je me suis sentie "célibattante". Fière et indépendante, je n'avais besoin de personne sans Harley Davidson...
A présent, c'est en passe de changer. J'ai besoin d'un homme, de sa force et de son courage pour me défendre. J'ai besoin qu'il me prenne sous son aile et qu'il me dise "je t'aime".
Pour la première fois, je me sens "célibattue".
Près d'un an
Près d'un an,
Sans sentiments,
C'est trop,
Beaucoup trop.
Je sais, cette année pourrie,
N'a rien arrangé à ma vie,
Personne ne pouvait s'intéresser,
A une ombre sans aucun reflet.
A présent, j'en ai besoin,
Cela me vient de loin,
Je dois aimer,
Et surtout être aimée.
Un an sans baisers,
Avec pour seule consolation l'amitié,
C'est plus que je ne peux en supporter...
