29 mars 2008
Sans toi, Maman
Tu viens à peine de disparaître,
Que déjà le temps me paraît trop long.
Dans le mot MAMAN,
Il y a deux M,
Comme pour insister, je t'AIME, je t'AIME.
Il y a deux A,
Comme pour l'Amour et l'Affection,
Et il y a un N,
Comme ma HAINE contre ce cancer qui nous a séparéés.
Mais d'où est-il venu, ce cancer,
Qui a fait de ta vie un calvaire ?
Ta cinquante-troisième année a été un enfer,
L'amour que nous te portons n'a rien pu faire.
Nous t'avons vue souffrir,
Pleurer et gémir,
Tu as été opérée,
Cela n'a rien changé,
Tes nombreuses chimiothérapies,
T'ont juste affaiblie.
MAIS, fière et courageuse,
Tu as toujours espéré une issue heureuse,
Aucune douleur ne pouvait avoir raison,
De ta détermination.
Mais si cette maladie cruelle,
A emporté ton enveloppe charnelle,
Elle a épargné l'essentiel,
Ton âme, si pure et si belle.
Au revoir, ANITA,
A d'abnégation de soi,
N de naturelle,
I d'importance des autres,
T de tendresse
A d'amour.
